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Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) - L’aide à distance au service de leur santé sexuelle - Analyse des sollicitations en 2011- Observatoire SIS Association

7/11/2012
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Etude réalisée à partir des éléments d’informations recueillis sur les trois dispositifs « Sida Info Service », « Hépatites Info Service » et « Ligne Azur »

Quelques points forts de l’étude 2011 sur les HSH* :

- Des pratiques et des contextes à risque : Sur le numéro vert Sida Info Service, près de deux tiers des HSH évoquent une situation sexuelle perçue comme potentiellement à risque vis-à-vis du VIH et des IST (63, 2 %), soit près du double des autres appelants masculins (33 %). Ils sont deux fois plus nombreux à faire référence à une pénétration non ou mal protégée : cette pratique est indiquée par un HSH sur cinq (20, 3 % contre 11, 9 %).

- Des appels de jeunes et de mineurs particulièrement exposés : Sur le numéro vert de Sida Info Service, si les HSH évoquent plus fréquemment un risque sexuel, cette spécificité est encore plus renforcée parmi les plus jeunes : 68, 5 % des moins de 25 ans et 72, 8 % des HSH mineurs indiquent une situation sexuelle à risque de transmission du VIH et des autres IST. De plus, les pratiques qu’ils citent sont essentiellement celles reconnues comme les plus à risque en cas d’exposition au VIH et aux IST : les pénétrations non ou mal protégées concernent deux mineurs sur cinq.

- Après 30 ans d’épidémie, certaines images et idées reçues sur les signes visibles du VIH/sida sur une personne atteinte demeurent tenaces : Si parler de son statut sérologique à un partenaire avant un rapport n’est pas opportun, le choix d’un partenaire supposé séronégatif ou de faire confiance à quelqu’un qui dit « ne rien avoir » reste souvent basé sur l’absence de stigmates de la maladie, la classe sociale ou le milieu culturel.

- Le traitement post exposition (TPE) : Sa connaissance semble de plus en plus répandue chez les HSH mais il n’est pas rare que ce soit l’écoutant qui informe l’appelant de son existence ou qui rectifie des informations imprécises voire erronées. Quelques appelants rapportent des dysfonctionnements du système de prise en charge du risque sexuel d’exposition au VIH par les urgences.

- La séropositivité : Les HSH vivant avec le VIH sont significativement plus jeunes que les autres appelants masculins séropositifs. Ils ont en moyenne 39 ans et demi contre 41 ans. Un tiers a moins de 35 ans contre moins d’un quart pour les autres appelants masculins séropositifs (32, 3 % vs. 22, 8 %)

- Vie sexuelle et affective des HSH séropositifs : Trop de personnes vivant avec le VIH mettent encore de côté leur vie sexuelle et/ou affective par crainte d’être rejetées.

- Homosexualité et séropositivité, la double discrimination : Les aspects psychologiques et relationnels sont présents dans plus de trois appels sur dix des HSH. C’est plus de dix points supplémentaires par rapport aux autres appelants masculins (21, 4 %), soulignant la fréquence élevée de souffrance dans les appels de HSH.

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HSH – L’aide à distance au service de leur santé sexuelle – Analyse des sollicitations en 2011

*Dans cette étude, ont été considérés comme HSH les hommes indiquant au cours des entretiens soit leur homo/bisexualité, soit un partenaire sexuel de même sexe

 
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