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Jeunes adultes et prévention

"J’ai beaucoup stressé en attendant les résultats du dépistage. On ne m’y reprendra pas"

Témoignage de Sigami (1)
20/09/2010
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Sida Info Service s’interroge sur le rapport que les jeunes adultes entretiennent avec le sida, et plus généralement avec les infections et maladies sexuellement transmissibles. Sigami, 26 ans, violoniste professionnel, hétérosexuel et célibataire, s’est soumis aux questions, pour apporter son éclairage.

SIS : Qu’est ce que le sida représente pour toi ?

Sigami : C’est une maladie très présente mais j’ai l’impression que ma génération ne prend pas conscience de son impact. Elle est particulièrement dramatique parce qu’on la découvre brutalement.

SIS : Est-ce une maladie qui te fait peur ?

Sigami : Oui. Le virus peut toucher tout le monde même si on en connaît les risques et les dangers. Et ce qui la rend aussi effrayante, c’est qu’on n’a pas, à ce jour, trouvé de moyen pour s’en débarrasser.

SIS : Est-ce que ta prise de conscience est récente ou as-tu pensé à te protéger dès ton premier rapport sexuel ?

Sigami : Il est vrai que ma prise de conscience s’est faite dans le temps mais très vite, j’ai réalisé qu’il ne fallait pas plaisanter. Entre les intervenants en milieu scolaire et les discussions avec mes parents, j’étais bien informé lorsque j’ai eu mon premier rapport sexuel donc l’utilisation du préservatif était une évidence pour moi.

SIS : Et aujourd’hui, gardes-tu la même politique ou est-ce que lorsque la situation ne s’y prête pas, tu es prêt à faire une entorse à la règle du préservatif ?

Sigami : Ah non ! Je me protège toujours. C’est une conscience que je garde toujours avec moi. Et puis en général la décision est prise d’un commun accord même si c’est de plus en plus souvent moi qui le suggère. Je me suis déjà fait peur avec une partenaire sans risque réel. Lorsqu’elle m’a proposé de poursuivre nos relations sexuelles sans protection, je me suis laissé guider par l’aventure parce que nous étions ensemble depuis plusieurs mois. On s’est séparés et j’ai beaucoup stressé pendant la période d’attente des résultats du dépistage. On ne m’y reprendra pas. Et puis j’ai vu de très bon copains qui se sont fait des frayeurs alors ça me rend encore plus prudent.

SIS : Connais-tu le traitement post-exposition ?

Sigami : Non, pas très bien. Mais lorsque j’ai eu ma frayeur, j’ai attendu deux mois pour m’assurer du délai minimum de détection du virus et j’ai fait un test. Je l’ai renouvelé un peu plus tard pour me garantir qu’il n’y avait pas d’erreur avec les premiers résultats. Pendant ces deux mois d’attente, je me suis renseigné sérieusement sur la sexualité de ma partenaire et les risques que j’encourais. La confiance joue beaucoup ! Quand la relation est sérieuse, on stresse moins à l’idée d’arrêter l’usage du préservatif.

SIS : Et est-ce que cela t’a déjà conduit à contracter une IST (Infection Sexuellement Transmissible) ?

Sigami : Non.

SIS : De manière générale, avec qui préfères-tu discuter en cas de problème lié à ta sexualité ?

Sigami : Ce serait à un ami en priorité. Ce n’est pas forcément facile d’en parler à la famille, même si la mienne réunit plusieurs médecins. Sinon, je pourrais en discuter avec un médecin extérieur et neutre. Mais au final, je fais régulièrement des tests de dépistage. C’est encore ce qui me rassure le mieux.

Propos recueillis par Sandra Prieto pour Sida Info Service

Lire le témoignage de Melinda

 
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