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Tatouage : un dauphin "safe" sur l’épaule

14/05/2012
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Lorsqu’on est séropositif-ve au VIH, à l’hépatite B et/ou à l’hépatite C, et qu’on veut se faire tatouer, la première question qu’on se pose est : « Quelles conséquences le tatouage peut-il avoir sur ma santé ? » En fait les risques sont les mêmes aussi bien pour les personnes séropositives que pour celles qui ne sont pas porteuses de l’un ou l’autre de ces virus.

La seule difficulté peut provenir de la cicatrisation, mais uniquement si la personne est immunodéprimée (Les moyens de défense naturels de l’organisme sont insuffisants – NDLR)). « J’ai vu mon docteur, il m’a dit qu’il y avait aucun problème étant donné que mes CD4 sont très bons (plus de 700) » (message écrit sur le forum de Sida Info Service).

Dans le cas d’un système immunitaire en bon état, il n’y a pas plus de risque lors de la cicatrisation que pour une personne non porteuse du VIH. Par contre, si le déficit immunitaire est important, le risque d’infection cutanée n’est pas à négliger.

Par ailleurs, il faut également éviter de se faire tatouer lorsqu’on vient de changer de traitement contre le VIH car celui-ci peut provoquer un phénomène de restauration immunitaire et donc une réaction de l’organisme par rapport au tatouage.

Avant d’envisager un tatouage, il est donc préférable de demander l’avis de son médecin, traitant ou spécialiste. Quel que soit son état de santé, il ne faut pas oublier également que le secret d’une bonne cicatrisation du tatouage réside dans une hygiène scrupuleuse.

Dire ou ne pas dire ?

Une autre question cruciale peut se poser : Est-ce que je vais le dire au tatoueur, ou pas ?

Un membre de notre forum écrit : « Je me suis fait tatouer deux fois, et aucun des tatoueurs ne m’a demandé si j’étais séropo  ».

Un autre usager du forum raconte : « Moi j’ai pas hésité, faut être sincère avec le tatoueur, il a répondu à ma question sans problème ». Mais plus tard ce même tatoueur change d’avis. D’où la réaction d’une autre usagère du forum : « Il n’avait qu’à te le dire direct qu’il refusait de tatouer les séropos... Après, il ne faut pas s’étonner que les gens ne disent rien de leur statut...  ».

Face à cette épineuse question, voici la réponse du SNAT, Syndicat National des Artistes Tatoueurs :

- Chaque client doit être considéré comme présentant un risque potentiel (déclaré ou non séropositif, ou autre) : les précautions doivent donc être systématiquement optimales.

- Les personnes séropositives (ou porteuses d’autres pathologies) doivent pouvoir se faire tatouer, et on ne peut les contraindre à révéler leur statut sérologique.

Alors que vous soyez adepte du tatouage tribal, du petit dauphin ou du crâne old school, restez zen : un tatoueur vraiment professionnel, qu’il connaisse ou non votre statut sérologique, se préoccupe d’abord… de bien faire son travail et donc de votre santé.

Caroline Ragon pour Sida Info Service

Merci aux docteurs Nicolas Kluger et Fred Chambre, ainsi qu’à Grenouille du SNAT pour leur aimable participation à cet article.

 
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