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Un couple dans lequel l’homme ou la femme sont contaminés peut-il avoir des enfants ?
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La procréation médicalement assistée (PMA), ou assistance médicale à la procréation (AMP) ne s'adresse pas seulement aux couples ayant des problèmes de fécondité.
Elle concerne également les couples touchés par le virus du VIH ou les hépatites B ou C, qu’ils soient fertiles ou non, afin de réduire au maximum le risque de transmission de ces virus lors de la procréation.
Cependant, seuls les couples hétérosexuels, mariés, ou pouvant prouver leur vie commune depuis au moins 2 ans, peuvent faire appel à l’AMP.
La prise en charge des couples présentant un risque viral nécessite une équipe pluridisciplinaire structurée, avec une collaboration étroite entre l’équipe médicale et le laboratoire de virologie spécialisé.
Cette équipe devra procéder à un entretien préalable à l’AMP afin d’informer le couple sur les alternatives possibles (adoption, sperme de donneur) ainsi que sur les techniques et les méthodes envisagées. Un consentement éclairé devra être signé par les deux membres du couple.
Elle évaluera également les critères de prise en charge sur le plan médical, virologique et psychologique avant de valider la demande.
L’équipe devra aussi s’assurer du bon suivi médical et psychologique du couple tout au long de la prise en charge et pendant la grossesse.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le Rapport sur la prise en charge des personnes infectées par le VIH, 2006, dit rapport Yeni, à l'adresse suivante : http://www.sante.gouv.fr/
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Un couple concerné par le VIH peut-il envisager d'adopter un enfant ?
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Pour toute demande d'adoption, il faut s'adresser à la DDASS de votre département pour obtenir un agrément. Le processus est généralement long et fait l'objet de toute une série d'enquêtes effectuées par des travailleurs sociaux et des psychologues. Afin d'être «agréé» il vaut mieux être un couple marié depuis au moins deux ans, avoir des revenus suffisants, être clair quant à sa motivation, faire preuve de bonne moralité etc.
Une fois l'agrément obtenu commence le long processus d'attente qui peut être très long lorsque l'on passe par les services de l'Etat. Il peut être plus rapide en passant par des organismes privés, généralement des fondations ou des associations qui ont des contacts à l'étranger.
L'adoption d'enfants étrangers ayant fait l'objet par le passé de trafics honteux, elle est désormais sérieusement contrôlée. Pour en savoir plus vous pouvez consulter le site de l'Agence Française d'Adoption : http://www.agence-adoption.fr/home/
Pour plus d'informations vous pouvez appeler Sida Info Droit
0 810 636 636
Lundi de 14h à 18h
Mardi, Mercredi, Jeudi de 16h à 20h
Vendredi de 14h à 18h
Anonyme et confidentiel, coût d'un appel local
Vous pouvez aussi consulter les sites suivants :
- http://www.diplomatie.gouv.fr/
- http://www.adoptionefa.org/accueil.php
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Quel est le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant ?
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La transmission du VIH d'une mère séropositive à son enfant se fait généralement lors du dernier trimestre de la grossesse et essentiellement lors de l'accouchement.
En l’absence de traitement, le taux de transmission se situe autour de 20% pour le VIH1 et de 1% pour le VIH2. Ces taux varient en fonction de l’état clinique et immunitaire de la mère.
La prise d’un traitement antirétroviral pendant la grossesse, puis par l’enfant pendant ses 6 premières semaines, permet d'amener le taux de transmission à moins de 1%.
L’allaitement peut être un facteur de risque pour le bébé. C'est pourquoi il est déconseillé lorsque cela est possible.
Il est aussi possible de réduire le risque de transmission en programmant une césarienne mais là il peut y avoir un risque non négligeable pour la mère puisqu'il s'agit d'une opération. Le bénéfice peut être réel en l'absence de traitement ou sous monothérapie, mais il n'y a pas de bénéfice à pratiquer une césarienne si la charge virale est indétectable ou si la mère bénéficie d'une trithérapie.
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