> Evénements > 8 mars 2007

Retour

Questions à Hélène Mansiat - Lilium

Sida Info Service (SIS) : Quelle a été votre motivation pour participer à cette opération ?

Hélène Mansiat (HM) : Je n'ai pas toujours le temps de participer à certains projets, de soutenir certaines causes… J’aime la Création, je milite pour la Création en m'y consacrant quotidiennement à « plus que plein temps »… Cette fois-ci j'ai associé acte créatif et acte citoyen… L'occasion m'était offerte de soutenir à ma façon, à la hauteur de mes moyens, de mon expérience et dans l'ombre (Lilium… célèbre inconnue sur la place de Paris) une action vitale. Je ne pouvais pas refuser de m'engager sur ce sujet. J'ai dit oui, simplement, spontanément.

SIS : Pouvez-vous nous expliquer votre visuel ?

HM : Pour donner envie aux femmes et… aux hommes d'ouvrir la pochette, de faire ce que j'ai fait moi-même pour la première fois, j'ai travaillé sur des solutions graphiques mixant « humour, amour, sexe et textes légers ». Le visuel retenu sur les 3 proposés est à mon avis le plus sentimental, cette couleur rose d'une fausse naïveté romantique adoucit la brutalité des faits (« C'est quoi ce truc bizarre à l'intérieur… ») et la cruauté de la réalité, le sida. Laissons un peu de place à l'espoir et à l'échange entre 2 partenaires : « Envoyons-nous en l'air », dans l'espace sexuel, sur la planète Amour ; et en particulier sur le corps de la femme, il y a le Mont de Vénus, mais aujourd'hui il y dorénavant également l'Anneau de Vénus, cette expression associe du vocabulaire lié au Fémidon (qui a 2 « anneaux »…) au nom de Vénus, symbole féminin… (L'existence de l'Anneau de Vénus doit être aussi évidente et naturelle que celle du Mont de Vénus !!). Sur la planète Amour, le masculin et le féminin se rencontrent et se lient (l'anneau, symbole du lien). Sur la planète Amour, un coeur et des symboles fort classiques s'écrivent graphiquement de façon fluide comme une calligraphie faite de pleins et de déliés. Une écriture délicate tout en courbes, souple, flexible comme la matière du Fémidon qu'il faut prendre entre ses doigts, manipuler, tourner sur elle-même… Je suis sûre qu'avec le Fémidon… on peut dessiner un cœur !!

SIS : Connaissiez-vous le préservatif féminin avant cette opération ?

HM : J'avais lu quelques articles de journaux, je savais que le préservatif féminin existait mais je n'en n'avais jamais vu.Voilà, me suis-je dit, je dois aller plus loin dans la découverte de ce « truc » à l'allure difficile, bizarre… Comment faut-il l'appeler ? Objet ? Accessoire ? Alors qu'en fait c'est tout le contraire d'un accessoire dans le sens « objet » frivole, futile…

Entretien réalisé par Alain Miguet pour Sida Info Service


 

HAUT DE PAGE