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Le nombre de personnes infectées par le VIH est estimé à 134 000, dont environ 27 000 ont développé une pathologie sida.
En 2005, près de 7 000 personnes ont découvert leur séropositivité. Ce nombre est stable depuis 2003.
La transmission sexuelle reste le principal mode de propagation du VIH. Plusieurs études montrent une reprise importante des comportements à risque dans la population homosexuelle masculine. Ces prises de risque se traduisent, depuis les années 2000, par l’émergence d’infections sexuellement transmissibles telle la syphilis et par l’augmentation du nombre de découvertes de séropositivité VIH depuis 2003 dans cette population.
Chez les personnes d’Afrique subsaharienne vivant en France, le nombre de cas de sida a fortement augmenté entre 1998 et 2002, en association avec un dépistage souvent tardif. Depuis 2003, une tendance à la diminution du nombre de cas de sida et de découvertes de séropositivité est observée, dans un contexte d’une amélioration récente du dépistage. Les personnes d’Afrique subsaharienne restent fortement touchée par la précarité, ce qui peut induire des difficultés de suivi des traitements, avec un risque d’échecs thérapeutiques.
Au cours des 10 dernières années, les trithérapies ont prouvé leur efficacité. Le nombre de cas de sida a fortement chuté passant de 4 000 en 1996 à 1 200 en 2005, ainsi que les décès liés au sida (de 3 000 à 400). Ces traitements permettent aux personnes connaissant leur séropositivité de retarder l’apparition du sida. Hélas, un certain nombre de personnes infectées par le VIH ignorent leur séropositivité. Elles sont dépistées tardivement, souvent à l’occasion du diagnostic d’une pathologie sida, avant d’avoir pu bénéficier d’antirétroviraux.
Source : InVS
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