En quoi ça consiste ?
La pratique du tatouage consiste à introduire des pigments colorés sous l’épiderme pour y créer une empreinte permanente.
L’opérateur applique d’abord un dessin sur la peau soit à la main soit en utilisant la technique du pochoir. A l’aide d’un dermographe, l’opérateur dépose ensuite des pigments dans la peau à une profondeur de 1 à 2 millimètres, selon le tracé prédéfini. Cet appareil fait vibrer un groupe de fines aiguilles pleines à une cadence très rapide, qui perforent la peau et y font pénétrer les pigments.
Le maquillage permanent ou tatouage cosmétique, plutôt pratiqué par des esthéticiennes, concerne la région des sourcils, les paupières, le contour des lèvres et parfois les mamelons (plastique reconstructrice après une opération du sein par exemple). Il utilise le même matériel et les mêmes principes que le tatouage.
La salle de tatouage doit comprendre trois zones :
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la première zone correspond au magasin où sont reçus les clients,
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la deuxième est une zone intermédiaire,
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la troisième est celle où le tatouage sera réalisé. Les conditions d’hygiène y sont maximum car c’est dans cette zone que sont déballés et préparés les instruments pour le geste du tatouage.
Je suis mineur et je veux me faire tatouer. Est-ce que mes parents doivent être d’accord ?
S’il est mineur, le client doit être accompagné de l’un de ses parents (ou responsable légal) qui doit justifier de son autorité parentale et/ou signer une autorisation écrite.
Certains tatoueurs refusent de tatouer les mineurs ou les moins de 16 ans. Lorsque la croissance n’est pas achevée, le corps risque de subir des transformations qui peuvent altérer les tatouages. De plus le tatouage n’est pas un acte anodin et demande une mûre réflexion.
J’ai des problèmes de santé ? Est-ce que je peux me faire tatouer quand même ?
Il existe un certain nombre de contre-indications au tatouage.
- Les personnes atteinte de maladies chroniques qui affectent les défenses immunitaires de l’organisme. C’est le cas des cancers, de certaines maladies du sang, du diabète, du sida ou de certaines maladies génétiques. Parmi ces maladies, certaines favorisent ainsi la survenue d’infections.
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L’utilisation prolongée de certains médicaments peut également entraîner une baisse des capacités de défense de l’organisme. Les principaux médicaments concernés sont les corticoïdes et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), qui sont très fréquemment prescrits.
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Les maladies chroniques de la peau, parmi lesquelles l’eczéma est la plus fréquente, fragilisent le revêtement cutané et doivent poser la question de l’opportunité d’un tatouage.
Comment savoir si le tatoueur est un vrai professionnel ?
Il y avait 4 boutiques de tatouage en France en 1980, 50 en 1990, 300 en 2001.
Certains tatoueurs peuvent ne pas être très sérieux que ce soit sur le plan artistique ou bien sur le plan sanitaire. Un bon tatoueur doit interroger son client sur d’éventuels problèmes médicaux : recherche d’allergie, de prise de médicaments, antécédents d’intervention chirurgicale, etc. Il doit expliquer que ceux-ci peuvent entraîner des contre-indications à la pratique d’un geste de modification corporelle. En cas de doute, il est nécessaire de prendre un avis médical avant de réaliser le geste.
Le tatoueur doit aussi vérifier l’état de la peau ou de la muqueuse à l’endroit où va être effectué le geste. La présence de lésions (boutons, plaies, suintements, croûtes, rougeur anormale, etc.) ou la notion d’une infection récente de la région (notamment infections génitales ou problèmes dentaires) doivent conduire à prendre un avis médical avant de réaliser le geste.
Quelle est la règlementation pour la pratique du tatouage ?
Il n’existe à l’heure actuelle aucune règlementation officielle de la profession, mais on trouve un certain nombre de textes et de recommandations concernant la pratique professionnelle.
Le SNAT (Syndicat national des artistes tatoueurs) propose une charte d’hygiène très stricte et précise pour les tatoueurs (voir : http://www.s-n-a-t.org/). Le principal texte "officiel" est un "Guide de recommandations pour la prévention des maladies infectieuses, à l’usage des professionnels" édité en 2000 par le CSHPF, dont on peut trouver un résumé sur le site http://tatouagedoc.net/hygiene6.htm. Ce texte a fait l’objet d’une diffusion moins large auprès des professionnels que la charte du SNAT.
Depuis 2004, la législation française reconnaît les “produits de tatouage” (essentiellement les encres) en insérant leur définition et les dispositions prévues pour leur utilisation dans le Code de la santé publique. Les encres font ainsi l’objet d’alerte sanitaire lorsqu’elles ne sont pas conformes ou simplement suspectes.
Une règlementation éditée par le ministère de la Santé devrait entrer en vigueur au cours de l’année 2006.
Pour en savoir plus :
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