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Arrêt du traitement |
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On peut être tenté de prendre des vacances thérapeutiques en même temps que ses vacances.
C’est cependant tout à fait déconseillé pour plusieurs raisons.
Actuellement, après plusieurs années de recul, les arrêts thérapeutiques ont été souvent associées à des pertes d’efficacité des médicaments et à l’émergence de résistances dont les conséquences sont néfastes à moyen terme.
A court terme, l’arrêt du traitement risque d’entraîner un syndrome de primo-infection (avec fièvre, courbatures, douleurs diffuses) qui n’améliorera pas la qualité de vos vacances.
Si vous souhaitez néanmoins envisager cette possibilité, cela doit être discuté avec votre médecin. Vous pouvez également vous entretenir avec un écoutant de Sida Info Service pour envisager comment ne pas être gêné par votre traitement pendant vos vacances.
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Assurance |
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En cas d’accident, de maladie, la prise en charge des soins peut constituer un véritable problème. En voyage à l’étranger, et surtout en dehors de la Communauté Européenne, vous pouvez souscrire un contrat d’assistance pour la durée du séjour. Plusieurs sociétés proposent ce type de contrat. Si vous possédez une carte de crédit internationale, vous bénéficiez déjà d’un contrat de ce type, en particulier si vous réglez votre transport à l’aide de cette carte (cf. Cartes de crédit).
Les contrat d’assistance couvrent les évènements non programmés et non prévisibles, incluant la possibilité d’un rapatriement si nécessaire.
Quelques éléments sont à connaître :
- La prise en charge des soins (hospitalisation, médicaments, transports) est généralement assurée par la compagnie, à condition qu’elle ait elle-même coordonné les soins.
En cas de problème, il faut donc appeler le numéro d’assistance qui vous est communiqué avec le contrat, et suivre les indications qui vous sont données.
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La prise en charge est limitée par une clause d’antériorité.
Si vous avez un problème de santé en rapport avec une pathologie ayant occasionné une hospitalisation (y compris une hospitalisation de jour) au cours des 6 mois précédent le départ, vous ne serez pas couvert. Les traitements et examens réguliers ne sont pas pris en charge (cf. soins programmés)
- Enfin, il ne s’agit pas d’une assurance rapatriement.
Les soins locaux sont privilégiés. Le rapatriement est organisé si les soins locaux ne sont pas réalisables dans de bonnes conditions.
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Avion |
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L’état de santé peut constituer une contre-indication à un voyage aérien, surtout prolongé, notamment en cas de pathologie cardiaque ou respiratoire sévère.
Mais la plupart du temps, le VIH n’empêche pas d’utiliser les transports aériens, et les désagréments sont communs à tout le monde :
- lourdeur, voire oedèmes de jambes en cas de voyage long courrier,
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douleurs au décollage ou à l’atterrissage en cas de congestion de la gorge, des oreilles ou des sinus (prévoir un décongestionnant en cas de rhume, d’otite ou de sinusite).
Les seringues doivent voyager en soute. Si une injection doit être réalisée pendant le vol, vous devez produire un certificat médical précisant votre nom, le nom du médicament, le nom du médecin, le mode d’administration, afin d’être autorisé à emporter le matériel d’injection en cabine. Prévoyez éventuellement de quoi faire une injection supplémentaire en cas de retard du vol ou de mauvaise manipulation.
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Bilan |
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Voir Compte-rendu médical |
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Carte de crédit |
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Les possesseurs d’une carte de crédit souscrivent automatiquement une assistance avec leur carte. Le règlement du trajet avec cette carte n’est pas obligatoire pour que cette assistance soit effective.
En général, les compagnies qui éditent les cartes de crédit sont en partenariat avec une compagnie d’assistance, et les contrats sont du même type. La différence réside dans le niveau des prestations offertes, et surtout des plafonds de frais de prise en charge.
Avec une carte de type Visa Premier, Mastercard Gold etc. les montants engagés sont assez comparables avec ce que propose un contrat d’assistance classique. Ils sont nettement plus bas avec une carte standard. Votre banque vous donnera les informations précises concernant ces contrats, que vous pourrez également consulter sur le site de l’organisme émetteur. |
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Certificat médical |
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Lorsque vous voyagez avec un traitement, il peut être utile de prendre avec vous un certificat médical, qui authentifiera que les produits que vous transportez sont à usage médical. Un tel certificat est absolument indispensable si vous transportez des seringues (cf. avion).
Le certificat médical précise l’usage, le mode d’administration, le nom du patient et celui du médecin. Le nom des médicaments doit être exprimé en DCI (dénomination commune internationale) et en dénomination commerciale (le nom qui est marqué sur la boîte (cf. Ordonnance). |
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Chickungunya |
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L’épidémie de Chickungunya a été très médiatisée récemment en raison de son développement à la Réunion. Cette maladie virale, transmise par des moustiques, existe également dans certains pays d’Afrique de l’Est comme le Kenya, et aux Comores.
Dans de nombreuses autres zones tropicales (comme les Antilles ou la Guyane), on rencontre une maladie assez proche, la dengue. Souvent bénignes, mais pénibles (elles ressemblent à une très forte grippe) elles sont parfois graves, voire mortelles. Il n’y a pas de surmortalité connue chez les séropositifs.
Ces infections n’ont pas de traitement spécifique. La prévention est donc d’autant plus importante : vêtements couvrants, repellants cutanés, moustiquaires imprégnées d’insecticide. |
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Compte-rendu médical |
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Il n’est pas nécessaire de partir avec tout votre dossier médical. Par contre, votre médecin pourra vous donner un compte-rendu bref résumant la situation actuelle et les éléments importants de l’histoire de la maladie.
En cas de besoin, le médecin que vous rencontrerez saura où vous en êtes. Prenez également avec vous les résultats du dernier bilan sanguin. |
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Conservation des médicaments |
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Si la plupart des médicaments peuvent voyager sans problèmes, certains antiviraux doivent être habituellement conservés au réfrigérateur, comme le NORVIR ® et le KALETRA ®.
Cependant, ils se conservent 6 semaines en milieu ambiant, à condition que la température ne dépasse pas 25°C. Une bouteille thermos bien réfrigérée sera utile si vous voyagez en ambiance très chaude.
Le FUZEON ® n’est pas stable après préparation à température ambiante. Ne pas préparer d’injection à l’avance si vous n’avez pas de frigo à disposition.
Les interférons utilisés dans le traitement des hépatites chroniques (VIROFERON Peg ®, PEGASYS ®) doivent être conservés au réfrigérateur. Votre pharmacien pourra vous procurer des sacs isothermes pour permettre le voyage. Mais le trekking dans le Sahara n’est pas conseillé sous Interféron… |
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Consultations de voyageurs |
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Il existe en France, dans tous les départements, des consultations d’information et de prévention à destination des voyageurs. Elles sont agréées pour la vaccination anti-amarile (cf. vaccins). La plupart des services d’infectiologie abritent une telle consultation.
Le médecin vous donnera les informations relatives aux risques sanitaires présent dans votre lieu de destination et mettra en place les traitements prophylactiques éventuels. Ces consultations accueillent également les personnes qui souffrent d’un problème de santé au retour d’un voyage.
Leur liste est disponible sur de nombreux sites. C’est à nouveau sur www.diplomatie.gouv.fr que vous trouverez la liste la mieux mise à jour. |
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Grippe aviaire |
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La grippe aviaire est présente dans de nombreux pays, mais aucune épidémie n’est déclarée à ce jour. La vaccination anti-grippale ne protège pas du virus aviaire H5N1.
Dans les pays d’endémie, évitez tout contact avec des volailles vivantes (marchés…) ou mortes et non cuites. Vous pouvez manger sans risque de la volaille du moment qu’elle est bien cuite.
Les médicaments type TAMIFLU ® ne sont pas recommandés en voyage. Une brochure contenant les recommandations utiles est distribuée à l’embarquement pour toute destination concernée par la grippe aviaire. Prenez-en connaissance, et gardez-les avec vous. |
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Hygiène |
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Certains pays offrent un niveau d’hygiène insuffisant, propice à la contamination par divers microbes et parasites. De nombreuses maladies infectieuses existent en milieu tropical.
La plupart des problèmes sont évitables en respectant certaines règles simples :
- Lavage des mains régulier, au minimum avant et après le repas, avant et après être allé aux toilettes, avant la préparation des repas.
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Utilisez de l’eau en bouteille encapsulée. Evitez l’eau du robinet. Attention, les glaçons doivent également être préparés avec de l’eau encapsulée.
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Evitez les crudités. Au minimum, elles doivent être soigneusement lavées, avec une eau potable.
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Epluchez les fruits
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Viande, œufs, poissons, doivent être consommés bien cuits
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Les fruits de mer sont à éviter.
Certaines parasitoses peuvent se transmettre à travers la peau :
- évitez les bains en eau douce
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portez des chaussures fermées sur sol humide
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ne marchez pas pieds nus sur la plage, et, sur le sable, allongez-vous sur une serviette
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Immunodépression |
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Si l’infection par le VIH n’empêche pas de voyager, certaines restrictions sont à prendre en compte, et notamment en cas d’immunodépression sévère : CD4 < 200/mm3 ou < 15% des lymphocytes totaux.
Il existe un risque de développer une maladie opportuniste qui ne pourra pas être diagnostiquée ni traitée dans de bonnes conditions dans certains pays. Mieux vaut choisir une destination bénéficiant d’un environnement médical satisfaisant. |
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Ordonnance |
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Lorsque vous partez en voyage, emportez, en plus de vos médicaments, une ordonnance hospitalière. Elle permettra la délivrance de médicaments antiviraux en cas de perte ou de vol dans une pharmacie.
A l’étranger, l’ordonnance doit être rédigée en DCI (Dénomination Commune Internationale). En effet, la même molécule peut être vendue sous des noms commerciaux différents, y compris dans certains pays francophones. Attention, tous les médicaments ne sont pas disponibles dans tous les pays.
Les ARV sont prescrits pour une durée d’un mois, éventuellement renouvelable. Si le pharmacien est tenu de ne délivrer que la quantité suffisante pour 1 mois, vous pouvez obtenir une quantité plus importante si vous vous déplacez. Le médecin demande alors, sur l’ordonnance, de délivrer la quantité nécessaire. Prévoyez toujours la quantité de médicaments nécessaires pour une durée de séjour supérieure à la durée réelle, en cas de perte ou de retour reporté. |
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Paludisme |
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De nombreux pays, en zone intertropicale, sont le siège d’une endémie palustre.
Le paludisme, ou malaria, est une maladie parasitaire transmise par certains moustiques, qui détruit les globules rouges du sang. La forme à Plasmodium falciparum est la plus répandue et peut être grave, voire mortelle. Elle est souvent résistante à une partie des médicaments utilisés en prévention.
Les régions d’endémie sont classées en 3 zones en fonction des résistances aux médicaments préventifs :
- zone 1 : pas de résistance ; le traitement par la NIVAQUINE ® est suffisant
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zone 2 : résistance à la NIVAQUINE ®, un traitement par SAVARINE ® ou MALARONE ® est recommandé
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zone 3 : résistance à la SAVARINE ®. Plusieurs médicaments sont utilisés comme la MALARONE ®, le LARIAM ®ou le DOXYPALU ®
Dans tous les cas, le traitement doit être poursuivi après le retour (1 semaine pour la MALARONE ®, 2 semaines pour le LARIAM ®, et 4 semaines pour SAVARINE ® et DOXYPALU ®.
Le traitement préventif du paludisme doit débuter le jour du départ ou le jour de l’arrivée dans la zone d’endémie, sauf pour le LARIAM ® qu’on commence à prendre 10 jours avant.
Ces médicaments sont compatibles avec les antirétroviraux. Certains ont des contre-indications (notamment le LARIAM ®) et peuvent provoquer des effets secondaires. Le DOXYPALU ® est photosensibilisant, et impose une protection efficace contre le soleil.
La prévention du paludisme passe également par des mesures de protection contre les piqûres de moustique. Ceux-ci piquent essentiellement la nuit, en fin d’après-midi et au petit matin. Portez des vêtements couvrants (manches longues) et, la nuit, utilisez une moustiquaire imprégnée de produit repellant (qui éloigne les moustiques), disponible en pharmacie. Des produits repellants sont applicables à même la peau et sont bien utiles en plein air.
Cette prévention à l’avantage d’être efficace contre les autre maladies transmises par les moustiques comme la dengue ou le Chickungunya. |
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Prévention sexuelle |
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Le VIH est présent partout dans le monde, où coexistent des souches différentes.
La question de la surcontamination se pose également en vacances. La prévention reste d’actualité si vous faites des rencontres sexuelles pendant les vacances.
Dans les pays occidentaux, vous trouverez sans problèmes préservatifs et lubrifiant de qualité.
Dans les pays en voie de développement, ce n’est pas toujours si simple, et les conditions de conservation ne sont pas forcément optimales. Prévoyez une réserve de préservatifs pour ne pas vous trouver à court. S’il est habituellement déconseillé de les garder dans une poche de jean par exemple, ils y seront toujours mieux que derrière le pare-brise de la voiture, en plein soleil, où la température peut dépasser les 50° au risque de favoriser le risque de rupture du préservatif… N’oubliez pas que les vacances sont favorables aux prises de risque… |
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Recommandations internationales |
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Selon les destinations, il existe des recommandations internationales qui vous informent des risques sanitaires mais aussi des menaces qui pourraient peser sur votre sécurité.
Ces recommandations sont mises à jour sur le site du Ministère des Affaires Etrangères, et sont aisément consultables sur www.diplomatie.gouv.fr (rubrique consacrée aux voyages à l’étranger).
Les recommandations de l’Institut Pasteur sont également très fiables, mais ne concernent que les problèmes sanitaires (www.pasteur.fr). |
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Restrictions à l’entrée |
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La législation de certains pays interdit officiellement l’entrée des personnes séropositives sur leur territoire. C’est le cas notamment des Etats-Unis.
En pratique, pour un court séjour, rares sont les pays qui exigent un résultat de test négatif. Néanmoins, des personnes se sont vues refuser l’entrée parce qu’elles possédaient des médicaments antiviraux. Pour éviter ce type de déboire, vous pouvez transporter les comprimés dans des boîtes de médicaments « anodins » comme des flacons de vitamines.
La législation change souvent. Le site suisse www.aidsnet.ch offre en ligne une mise à jour d’excellente qualité. |
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Sécurité sociale |
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Si vous bénéficiez de la sécurité sociale en France, celle-ci est valable dans l’ensemble des pays de la communauté européenne et en Suisse.
Pour faire valoir ses droits à l’étranger, il faut demander auprès de la Caisse d’Assurance Maladie dont vous dépendez une Carte Européenne d’Assurance Maladie (elle remplace désormais le formulaire E111). Elle est valable 1 an, et doit être demandée au moins 3 semaines avant le départ.
Si votre départ est imminent, vous pourrez obtenir un Certificat provisoire, valable 3 mois, qui ouvre les même droits.
La Carte européenne de sécurité sociale vous ouvre les droits en vigueur dans le pays où vous séjournez. Il ne s’agit donc pas d’une prise en charge à 100%, d’autant que votre mutuelle ne couvre pas nécessairement les frais complémentaires (se renseigner auprès de la mutuelle avant de partir). Elle ne permet pas la prise en charge des soins programmés (qui peuvent être pris en charge, avec le formulaire E112)
Il vaut mieux, le cas échéant, se renseigner sur le système de soins du pays. Par exemple, en Espagne où il y a un système public et un système privé, la carte européenne vous permet d’être pris en charge complètement dans le service public. Vous n’aurez par contre aucune prise en charge dans le secteur privé. Les données pays par pays sont disponibles sur le site de l’assurance maladie (www.ameli.fr) et sur le site Europa. |
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Soins programmés |
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En France et en Europe, il est possible de programmer des soins lourds (injections, dialyse, aérosols …) et de les faire prendre en charge (formulaire E112, disponible auprès de votre caisse d’assurance maladie). Evidemment, ces soins pourront être programmés, en coordination avec votre médecin, depuis votre point de départ. Il suffit de les anticiper.
Ailleurs, certains soins peuvent être programmés, mais leur prise en charge dépendra de l’existence ou non d’une convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et le pays de destination. Les formules d’assistance ne prennent pas en charge les examens et traitements habituels. |
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Soleil |
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Certains médicaments sont photosensibilisants, et provoquent des réactions accrues en cas d’exposition solaire.Votre médecin vous dira si les médicaments que vous prenez en font partie.
Dans ce cas, protégez-vous avec des crèmes protectrices (indice > 30), et des vêtements couvrants. Une crème hydratante (de type BIAFINE ®), efficace et bon marché, est toujours utile en cas de coup de soleil. |
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Traitement (nouveau ou modification) |
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Si vous venez de commencer un traitement, ou si on vient de vous le changer, une surveillance rapprochée est nécessaire les premières semaines. Mieux vaut ne pas trop s’éloigner du lieu de suivi. |
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Trousse de pharmacie |
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En fonction de la destination, une trousse de pharmacie est utile et plus ou moins fournie. La liste des produits recommandés est détaillée dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire www.invs.sante.fr.
Au minimum, il faut prévoir :
- un antalgique agissant sur la fièvre, en préférant le Paracétamol à l’Aspirine,
- un antidiarrhéique, en préférant les antisécrétoires (type TIORFAN ®).
- Les pansements et argiles (SMECTA ® etc.) peuvent diminuer l’absorption des autres médicaments.
- un désinfectant cutané (ou un antibiotique local comme la FUCIDINE ®) sont utiles en milieu tropical.
- Prévoyez également des pansements, un médicament anti-émétique (qui combat les vomissements), une protection solaire.
- Prenez avec vous les quantités nécessaires de médicaments prescrits, notamment les antipaludéens et votre traitement habituel.
D’autres produits sont utiles selon la destination. |
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Turista |
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La Turista ou diarrhée du voyageur est due habituellement au développement d’une bactérie dans le tube digestif, provoquée par une hygiène défectueuse ou le changement des habitudes alimentaires.
Elle survient habituellement quelques jours après l’arrivée dans le pays de destination, et va généralement guérir spontanément.
Les anti-secrétoires (cf. trousse de pharmacie) permettent de passer le cap en limitant les désagréments, avec, selon les besoins, l’adjonction d’un traitement contre les vomissements. Malgré une diarrhée souvent liquide, les apports d’eau sont très importants : ils n’aggraveront pas la diarrhée, mais combattront la déshydratation. Parfois, un traitement antibiotique est nécessaire, notamment en cas de fièvre associée.
Mais toute diarrhée n’est pas forcément une Turista. Les règles d’hygiène sont donc importantes pour éviter une infection plus grave. |
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Vaccins |
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Que l’on soit séropositif ou séronégatif, qu’on voyage ou non, les vaccinations de base (poliomyélite, tétanos etc.) sont utiles à tous les âges de la vie. Un voyage peut être l’occasion de remettre les choses à jour si vous ne savez plus où vous en êtes.
Certaines vaccinations sont tout particulièrement recommandées aux personnes séropositives au VIH ou porteuses d’une hépatite C, comme la vaccination contre l’hépatite B, et contre l’hépatite A en cas de voyage en zone d’endémie, d’infection chronique par l’hépatite B ou C, chez les homosexuels masculins.
La seule vaccination formellement contre-indiquée chez les séropositifs est le BCG.
Les vaccins à virus vivants, comme le vaccin anti-amarile (contre la fièvre jaune) sont déconseillés s’il existe un déficit immunitaire important (CD4 < 200 ou < 15%). En règle générale, la vaccination risque d’être inefficace si elle est réalisée pendant une période de déficit immunitaire important.
Selon la destination, certains vaccins (contre le méningocoque, la typhoïde en particulier) seront recommandés par votre médecin.
Le vaccin contre la fièvre jaune est conseillée, voire obligatoire pour séjourner dans certains pays. Elle ne peut être réalisée que dans des lieux agréés (cf. consultations de voyageurs).
En cas de contre-indication, vous pourrez demander au médecin un certificat médical de contre-indication à la vaccination anti-amarile, qui pourra dans certains cas vous permettre de rentrer dans le pays qui exige ce vaccin à l’entrée. Cependant, il est fortement déconseillé de voyager dans une zone d’endémie de la fièvre jaune si on est immunodéprimé et non vacciné. Il s’agit d’une maladie très grave et souvent mortelle.
Une vaccination est efficace 2 semaines après son administration, lorsqu’elle ne réclame qu’une seule injection. Plusieurs peuvent être administrées en même temps. Cependant, pensez à anticiper avec votre médecin la question des vaccins si vous devez voyager en zone tropicale. |
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