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 5ème enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH – 2012 – Observatoire SIS Association

28/11/2012
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Enquête réalisée sur la base d’un questionnaire anonyme effectué du 20 juillet au 29 octobre 2012 par un-e écoutant-e en fin d’appel sur cinq lignes de SIS Association ou auto-administré sur "sida-info-service.org"

Quelques points forts de l’enquête 2012* :

Un sentiment global de discrimination en recul mais…

- A la question : « De manière générale, pensez-vous avoir déjà été discriminé/e du fait de votre séropositivité ? », encore près de la moitié des personnes interrogées ont répondu affirmativement : 47,2 % soit 10 points de moins qu’en 2005 et 7 de moins qu’en 2009.

- Cependant plus de sept participants sur dix (72, 4 %) se sont remémorés au moins une situation précise de discrimination. Ainsi, un quart des personnes interrogées n’ont pas le sentiment d’avoir déjà été discriminées mais ont finalement rapporté un événement qu’ils ont qualifié de discriminatoire.

Des discriminations très récentes

- Pour plus de sept personnes sur dix le dernier événement discriminatoire s’est produit depuis 2010, dont quatre sur dix au cours des 10 derniers mois.

Différents types et domaines de discrimination

- Invariablement depuis 2005, le domaine de la santé est toujours le plus pointé (46, 6 %). Plus grave encore, c’est le seul domaine dans lequel le pourcentage de discriminations rapportées a augmenté par rapport à 2005, passant de 43, 7 % à 46, 6 % (+2, 9 points). A l’exception de la santé, tous les autres domaines enregistrent un recul par rapport à 2009, le plus important étant observé dans le milieu professionnel (–14, 7 points).

La santé menacée

- Si l’ensemble du milieu médical et paramédical est mis en cause, les dentistes demeurent les professionnels de la santé qui refusent le plus souvent de faire les soins nécessaires.

Une entrave au bien-être social

- Un quart des personnes (24, 5 %) rapportent une discrimination en lien avec les assurances et les banques.

Un secret bien gardé

- Plus de quatre participants sur dix ont déjà regretté d’avoir parlé de leur séropositivité.

- C’est d’abord à sa compagne ou son compagnon que le statut est révélé. Pour la majorité, ce choix s’impose rapidement. C’est ensuite vers un/e ami/e que les PVVIH se tournent avant d’en parler à une sœur ou un frère puis à leur mère. Le sujet semble plus difficile à aborder avec le père et surtout avec les enfants.

Une vie affective et sexuelle souvent compliquée

- Plus de la moitié des personnes interrogées sont célibataires (55, 1 %). Si parler de sa séropositivité au conjoint peut sembler pour beaucoup une évidence, le faire reste une épreuve. Plus d’un quart des participants (27, 7 %) indiquent avoir déjà été discriminés par un/e compagnon/e, parfois jusqu’à la rupture, et parallèlement, ils sont plus souvent célibataires au moment de l’enquête que ceux qui ne l’ont pas été. C’est dans le domaine des relations amoureuses que les renoncements sont les plus fréquents.

- Les rejets de la part d’un partenaire sexuel sont fréquents : plus d’un tiers des participants ont déjà été concernés (34, 7 %). Ces rejets conduisent à un appauvrissement de la vie affective et sexuelle en général.

Conclusion

- L’impact de la crainte d’être discriminé peut être aussi fort que les discriminations elles-mêmes.

- La stigmatisation et les discriminations des PVVIH nuisent considérablement aux efforts de prévention : elles constituent un obstacle au dépistage en induisant une peur du résultat positif et il y a en France encore trop de diagnostics tardifs.

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5ème enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH – 2012
 
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