Y a-t-il un risque d’avoir le VIH quand on bénéficie d’une transfusion sanguine ?

La sécurité lors d'une transfusion repose sur un  interrogatoire précis du donneur et sur une quantité importante de tests pratiqués. Au moindre doute le don de sang n’est pas accepté ou bien le sang prélevé est détruit.

La quantité et la précision des tests pratiqués rendent donc la transfusion sanguine très sûre.

Malgré toutes les précautions prises il reste un « risque résiduel », c’est-à-dire une part infime de dons de sang qui présentent un risque de contamination.

Sur la période 2012-2014, les risques résiduels ont été estimés à :

1 pour 2 750 000 dons pour le VIH,

1 pour 6 400 000 pour le VHB (hépatite B),

1 pour 33 000 000 dons pour le VHC (hépatite C).

Quand cela est possible (cas d’une intervention chirurgicale programmée avec risque éventuel d’hémorragie important) on recourt à la « transfusion autologue ».

Ainsi, une personne devant subir une intervention se fait prélever du sang, qui est stocké et réinjecté à la même personne en cas d’hémorragie. Dans le cas de la transfusion autologue, le risque de contamination est forcément nul : on ne peut pas être contaminé par son propre sang.

Rappelons qu'il n'y a aucun risque VIH à donner son sang.