Dossier : le Chemsex en 8 questions

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De plus en plus d'hommes, gays pour la plupart, se prêtent au jeu du "chemsex". Ces orgies de plusieurs jours qui mélangent sexe et drogue mettent leur santé en danger. Sida Info Service vous répond en 8 questions sur cette pratique.

1. Qu’est-ce que le Chemsex ?

Le Chemsex ou « sexe sous drogues » (contraction des mots anglais « chemical » pour « chimique » – et sexe), est l’utilisation de produits psychoactifs (sniffés, ingérés, injectés…) pendant et pour les relations sexuelles. Les principaux produits utilisés sont les cathinomes, la méthamphétamine, le GHB/GBL/DB, la kétamine et le crystal meth.

2. Quels sont les effets recherchés ?

Le Chemsex ou « sexe sous drogues » (contraction des mots anglais « chemical » pour « chimique » – et sexe), est l’utilisation de produits psychoactifs (sniffés, ingérés, injectés…) pendant et pour les relations sexuelles. Les principaux produits utilisés sont les cathinomes, la méthamphétamine, le GHB/GBL/DB, la kétamine et le crystal meth.

3. Qui pratique le Chemsex ?

Le Chemsex est plus particulièrement pratiqué par les homosexuels masculins. L’usage de produits en contexte sexuel et festif n’est pas un phénomène récent : Il est décrit par la culture gay, comme dans la littérature scientifique depuis les années 1970.

4. Quels sont les risques ?

Les nouvelles drogues de synthèse, souvent d’un accès facile, sont très addictives. La pratique du Chemsex peut être source de dépendance, manque, déprime, solitude, désocialisation, perte d’identité, de repères, isolement, repli sur soi, rejet et peut conduire à de sérieux problèmes de santé mentale, aux conséquences irréversibles. Dans les cas les plus extrêmes, le Chemsex peut entraîner des idées suicidaires, des risques d’overdose.

5. Et le risque VIH ?

A comportement égal, un homosexuel a 200 fois plus de risque de se contaminer par le VIH qu’un hétérosexuel. En pratiquant le Chemsex, outre les risques liés à l’usage des drogues, le niveau de vigilance se réduit et peut, par exemple, conduire à délaisser le préservatif. Le risque de transmission des hépatites B et C n’est pas non plus négligeable. De plus, les usagers du Chemsex peuvent ne pas manger ou dormir pendant de longues périodes pouvant parfois aller jusqu’à 72 heures. Des « black out » qui peuvent retarder d’autant la prophylaxie post-exposition au VIH (TPE).

6. Comment réduire les risques ?

Pour les personnes séronégatives au VIH :

- se faire vacciner contre les hépatites A et B et le méningocoque C,
- envisager la prophylaxie pré-exposition (PrEP),
- en cas de prise de risque VIH et/ou hépatite B, se rendre dans un service d’urgence pour bénéficier d’un traitement post-exposition (TPE),
- se faire dépister régulièrement pour le VIH, les hépatites, les IST…

Pour les personnes séropositives au VIH :

- se faire vacciner contre les hépatites A et B et le méningocoque C,
- en cas de prise de risque hépatite B, se rendre dans un service d’urgence pour bénéficier d’un traitement post-exposition (TPE),
- se faire dépister régulièrement pour les hépatites, les IST…

7. Quand dois-je m’inquiéter ?

Quand on ne maitrise plus sa consommation de produits, quand on ne parvient plus à se fixer une limite ou une durée pendant un plan Chemsex, quand on se sent mal au point de ne plus retourner au travail, de voir ses amis, etc.

8. Comment m’en sortir ?

Des associations, groupes de parole, addictologues, sexologues, psychologues… sont en mesure de vous apporter une aide et un soutien quel que soit le stade d’addiction et de « souffrance » que vous ressentez.

Contactez Sida Info Service au 0 800 840 800, par mail ou par Livechat pour une orientation.

Ressources
Drogues Info Service
 Chemsex – Livret d’information pour les professionnel[le]s et les intervenant[e]s de santé – RESPADD - Septembre 2016
 Chemsex – Drogues et plans sex – ENIPSE – Février 2017
• Le centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) de l'association AIDES est ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 13 h. Permanence d'accueil gaysex le lundi de 14 h à 17 h.
Adresse : 36, rue Dussoubs, 75002 Paris
Contact : 01 44 82 53 14 ou caarud75@aides.org