Les mycoplasmes, c’est quoi ?

Les mycoplasmes sont des bactéries. Si de nombreuses espèces de mycoplasmes sont pathogènes pour les animaux, seulement 4 peuvent l’être pour l’homme.

Ces mycoplasmes sont responsables :

  • d’infections pulmonaires : Mycoplasma pneumonia
  • d’infections génitales : Mycoplasma genitallium (Mg), Mycoplasma hominis (Mh), Ureaplasma urealitycum (Uu).

Les infections à Mycoplasme sont prises en compte de façon relativement récente. Décrites pour la 1ère fois en 1980, leur réelle place dans les IST n’est pas encore clairement définie :

  • Mycoplasma hominis et Uréaplasma uréalitycum : leur pathogénie est débattue.
  • Mycoplasma genitalium : c’est le seul qui est clairement pathogène.
Transmission des mycoplasmes

Transmission sexuelle :

Seul Mycoplasma genitalium est considéré comme responsable d’IST. Ce n’est pas le cas pour Mycoplasma hominis et Ureaplasma urealyticum qui se trouvent habituellement dans les voies génitales.

Transmission mère-enfant : pendant la grossesse ou infection lors de l’accouchement.

Symptômes et complications

Les mycoplasmes humains peuvent provoquer des symptômes lorsqu’ils prolifèrent en abondance car ils provoquent alors un déséquilibre de la flore naturelle génitale. Chez l’homme comme chez la femme l’association des mycoplasmes avec un autre agent pathogène (Chlamydiae Trachomatis, gonorrhée) est fréquente.

Homme

  • urétrites non gonococciques, plutôt subaiguës,
  • avec brûlures mictionnelles (en urinant),
  • écoulement matinal peu purulent et généralement peu abondant.

Femme

Mycoplasma genitalium est responsable d’urétrite ou cystite, voire d’infections urinaires à répétition.

Un ou plusieurs symptômes peuvent être présents :

  • mictions fréquentes ou sensation d’avoir besoin d’uriner fréquemment,
  • sensation de brûlure lors de la miction,
  • écoulement vaginal,
  • douleur abdominale,
  • douleur vaginale,
  • dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels),
  • saignements vaginaux anormaux à la suite des relations sexuelles, après la ménopause, entre les règles.

Complications

Les complications sont rares mais le rôle des mycoplasmes dans certaines stérilités tubaires est évoqué.

Dépistage et diagnostic des mycoplasmes

L’ECBU (analyse d'urines standard) ne permet pas de dépister les mycoplasmes.

Mycoplasma genitalium

Seule la PCR (sur urines, prélèvements vaginal, anal et pharyngé) est utilisable (culture quasi impossible). Des PCR spécifiques et multiplex sont désormais commercialisées. La sérologie par prise de sang n’a pas d’intérêt en dépistage ou en diagnostic.

Mycoplasma hominis et Ureaplasma urealyticum

Leur caractère non pathogène chez la femme et leur responsabilité discutée chez l’homme incitent à ne pas rechercher ces mycoplasmes en routine. La sérologie (prise de sang) n’a pas d’intérêt ni en dépistage, ni en diagnostic.

Traitement des mycoplasmes

Mycoplasma genitalium

Seuls les patients symptomatiques sont traités.

  • 1ère intention : Azithromycine (Zithromax® ou génériques)
  • 2ème intention : Josamycine (Josacine® ou génériques)
  • En cas de résistance aux macrolides ou si l'infection persiste infection persistante : Moxifloxacine (Izilox® ou génériques)

Mycoplasma hominis et Uréaplasma uréalitycum

Doxycycline (200 mg pendant 7 jours) ou azithromycine (Zithromax® ou génériques).