Le HPV, c’est quoi ?

Sous le nom de Human Papilloma Virus (HPV) se cachent plusieurs virus que l’on divise en 2 familles : celle qui donne des verrues (condylomes acuminés) et celle qui ne donne pas de signes visibles à l’œil nu (condylomes plans).

Les infections à Human Papilloma Virus (HPV) sont d’une fréquence redoutable, même si elles sont le plus souvent asymptomatiques. Ces virus sont reconnus comme facteurs responsables des cancers de l’utérus et de l’anus.

On appelle les lésions provoquées des verrues au niveau cutané et des condylomes au niveau des muqueuses.

La prévalence (nombre de cas) du virus peut varier de 3 à 20 % dans la population générale et est variable en fonction de l’âge, du sexe, de l’origine des patients, de leur activité sexuelle et du statut immunitaire. 70 % à 80 % de la population sexuellement active serait infectée par le HPV au cours de sa vie mais moins de 20 % à 40 % est activement porteuse du virus. La prévalence est plus grande chez les femmes jeunes sexuellement actives (25 à 50 % chez les femmes de moins de 25 ans ; 5 à 15 % chez celles de plus de 35 ans).

Transmission

La transmission des virus HPV peut se faire par contact direct avec des lésions, essentiellement au cours des rapports sexuels. La plupart des gens s’infectent lors des premières relations sexuelles. L’infection est donc plus fréquente chez les jeunes.

Les papillomavirus peuvent se transmettre par les attouchements, même lors d’un rapport sans pénétration. Un seul rapport peut suffire pour être infecté par le virus.

Les rapports bucco génitaux ou bucco-anaux peuvent véhiculer le virus.

Les préservatifs diminuent mais n’annulent pas le risque de transmission.

Symptômes

Les virus HPV (condylomes, « crêtes de coq ») peuvent rester très longtemps silencieux. L’apparition des symptômes ne veut pas forcément dire que la contamination est récente.

  • Famille 1 : donne des verrues.
  • Famille 2 : pas de symptômes particuliers, mais certains de ces virus peuvent évoluer en cancer du col de l’utérus, et plus rarement de l’anus ou de la gorge s’ils ne sont pas dépistés et traités.
Dépistage
  • Famille 1 : les verrues se voient.
  • Famille 2 : le dépistage se fait lors du frottis pour les femmes. D’où l’importance de le faire même si ce n’est pas toujours agréable.
Traitement

Le traitement anti-HPV (condylomes, « crêtes de coq ») n’éradique pas le virus, mais s’attaque simplement aux lésions.

  • Les verrues : traitement local ou chirurgical.
  • Les condylomes plans : traitement chirurgical.

Dans les deux cas, le suivi est important puisque l’on reste porteur du virus. Ce qui veut dire qu’il peut y avoir quelquefois des récidives. Dans ce cas, on traitera à nouveau.

Il est important de noter que ce n’est pas parce qu’on reste porteur du virus qu’on va forcément le transmettre : s’il n’y a pas de lésions, il n’y a pas de transmission.