10 ans d’écoute des jeunes sur Sida Info Service

Sida Info Service est un observateur privilégié de l’évolution des questionnements abordés par les différents publics. Son observatoire a réalisé en 2015 une enquête portant sur l’évolution des questionnements VIH des jeunes entre 2004 et 2014 ? Quelle place occupent aujourd’hui les canaux de communication téléphonique et web dans la prévention contre le VIH/Sida ?

Quelques points forts de la synthèse :

Une génération online

En 2014, les services d’aide à distance Internet attirent un public particulièrement jeune : les 15-24 ans constituent 45, 2 % des usagers du LiveChat et 35, 3 % pour les mails. Les mineurs sont trois fois plus nombreux sur le LiveChat qu’au téléphone (0 800 840 800).

En 2014, les deux tiers des 15-24 ans composent le numéro vert de Sida Info Service pour la première fois, une proportion stable depuis dix ans.

La confidentialité : un atout

Sida Info Service est utilisé majoritairement comme source d’information et de renseignements, et ce, quel que soit le canal de communication et de profil de l’appelant.

La confidentialité est un élément clé pour les jeunes qui ne souhaitent pas discuter de leur intimité avec leurs proches aînés. La communication par échanges écrits via Internet permet aux plus jeunes de détailler des pratiques sans entraîner un embarras ou une gêne.

Le téléphone reste une valeur sûre

Les échanges téléphoniques restent essentiels à deux niveaux : l’écrit ne remplace pas le niveau de précision d’une conversation orale, *les écoutants du 0 800 840 800 apportent une écoute indispensable dès lors que la situation évoquée implique la santé de l’appelant et/ou est génératrice de stress.

Risques de transmission

Depuis 2004, les risques de transmission du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles (IST) et leur dépistage constituent les deux premiers thèmes évoqués sur l’ensemble des services de SIS.

En 2014, les pénétrations non ou mal protégées par un préservatif sont deux fois plus évoquées par les jeunes qu’il y a dix ans : les mineurs sont particulièrement concernés.

Contraception, une affaire de filles…

Les jeunes femmes sont toujours en première ligne pour prendre en charge la contraception. Le sujet est deux fois plus présent dans les appels féminins.

L’éducation sexuelle en jachère ?

Les jeunes appelants ont un manque important de connaissances de base sur la sexualité. Ils méconnaissent leur corps, ne maitrisent pas la notion d’IST, développent un imaginaire sur les risques de transmission.

Les bases de l’éducation sexuelle ne sont pas acquises par les jeunes : ils découvrent leur sexualité dans un contexte qui n’est pas serein.

10 ans d'écoute des jeunes
2004-2014

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SIS-Observatoire

L’Observatoire de SIS-Association contribue à l’information sur l’état de santé et les besoins des populations en matière de santé sexuelle par ses rapports, ses études et ses notes de synthèse qu'il réalise via la collecte de données anonymes auprès des utilisateurs des différents services.