La LGV, c’est quoi ?

La lymphogranulomatose vénérienne ou Lymphogranuloma venerum (LGV) ou maladie de Nicolas-Favre, est une IST due à une bactérie de la famille des Chlamydiae.

Transmission 

  • lors des rapports sexuels de pénétration non protégée vaginale ou anale,
  • par la pratique du "fist-fucking" (pénétration de l’anus avec le poing).

Symptômes

Le délai d’incubation varie de 2 à 60 jours, en moyenne 20-25 jours.

La LGV évolue classiquement en 3 phases :

Phase primaire

Après l’incubation, apparaît une lésion de type papule (bouton surélevé) ou vésicule (comme une lésion élémentaire d’herpès, donc avec du liquide dedans), qui va ensuite s’ulcérer (donc faire un trou). Cette lésion, indolore et transitoire, passe presque toujours inaperçue.

Phase secondaire

Une à deux semaines après l’apparition de la 1ère lésion, des adénopathies (gros ganglions douloureux habituellement multiples) peuvent apparaître.

La phase secondaire de la LGV peut également provoquer une inflammation du rectum et de l’anus caractérisée par :

  • des douleurs rectales,
  • une contracture douloureuse du rectum avec sensation de brûlure, envie constante d’aller à la selle,
  • un écoulement purulent plus ou moins hémorragique.

Phase tertiaire

En l’absence de traitement, l’infection peut devenir chronique avec apparition d’un rétrécissement du rectum et de fistules périnéales. Dans certains cas il n’y a pas de symptômes particuliers.

Les complications sont devenues rares car les patients sont plus sensibilisés aux IST et les traitements antibiotiques sont efficaces.

Dépistage/diagnostic

La LGV n’a pas de symptomatologie spécifique. Pour le diagnostic de la LGV la recherche de Chlamydia trachomatis par PCR est primordiale.

Les prélèvements se font :

  • par écouvillonnage (en frottant la lésion ou le pus à l’aide d’une sorte de "coton tige"), des lésions péri-anales (chancre),
  • sous anuscopie ou sous rectoscopie lorsqu’il existe une inflammation de l’anus et du rectum (anorectite),
  • ou par ponction.

Traitement

Le traitement habituel de la LGV est l’antibiotique doxycycline, ou bien l'azithromycine, pris par voie orale pendant 3 à 4 semaines. Parfois la chirurgie s’avère nécessaire pour des complications locales.

Le suivi se poursuit jusqu’à l’obtention d’un résultat de test négatif de contrôle par PCR environ 3 à 4 semaines après la fin du traitement et l’absence de signes cliniques.

La personne n’est plus contaminante lorsque le résultat du test de contrôle devient négatif environ 3 à 4 semaines après la fin du traitement et quand il n’y a plus de symptômes.

Les partenaires ayant eu des contacts dans les 60 jours qui ont précédé le début des manifestations cliniques, même en l’absence de symptômes, doivent également être dépistés et traités.