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1er décembre

Le VIH flambe chez les gays

Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sont les premières victimes de l’épidémie
16/11/2016
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Journée mondiale de lutte contre le sida

JMS2016

« L’épidémie flambe chez les gays, c’est là qu’il faut concentrer l’essentiel de nos efforts. » En octobre dernier, François Bourdillon, directeur général de Santé Publique France (ex-INPES), rappelait avec des mots très clairs l’enjeu actuel de l’épidémie à VIH : les gays, et les HSH (les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes).

En France, gays et HSH sont en première ligne de l’épidémie à VIH :
- incidence forte du VIH et des IST,
- délai entre la contamination et le diagnostic important,
- augmentation des contaminations chez les plus jeunes et chez les seniors,
- homophobie, source de prises de risque.

Ainsi Santé Publique France a décidé avec le soutien plein et entier de Marisol Touraine, ministre de la Santé, de lancer une campagne ciblée gay et HSH dans les lieux publics et dans 323 établissements gays à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

« Les situations varient, les modes de protection aussi »

Pour améliorer la prévention chez les gays et les HSH, et pour tenir compte des situations diverses et multiples, voici quelques propositions de « bonnes pratiques » sous forme de questions/réponses.

J’ai du mal avec la prévention : que faire ?
Gay, Bi, Hétéro… Ca s’embrouille dans votre tête ?
Je suis victime de LGBTphobie… Comment réagir ?
Le dépistage : quel intérêt ?
Où trouver un CeGIDD pour faire un test de dépistage ?
Autotest VIH : quelle fiabilité ?
Le TROD : qu’est-ce que c’est ?
Le préservatif : toujours utile ?
La PrEP : pour qui ?
Le TasP, c’est quoi ?

J’ai du mal avec la prévention : que faire ?

« Il suffit de mettre une capote et puis c’est tout ! » Mais est-ce toujours aussi simple ! Se protéger n’est pas toujours facile. Parfois on en a marre de la capote. Parfois on ne veut plus en mettre ou alors parce qu’une rencontre se fait comme ça, sans l’avoir prévue, on se dit : « allez, c’est pas grave. Pour une fois… ». Ben oui mais ça peut être une fois de trop. Et quand ça se répète alors, oui, là, il y a un vrai problème. Pourquoi prend-t’on parfois un risque ? Des risques. Il peut être intéressant de clarifier une situation.

Que faire ? Contacter Sida Info Service au 0 800 840 800 ou par LiveChat permet de faire le point. C’est important de pouvoir parler de ses inquiétudes, de ses difficultés, de son mal-être en toute liberté et sans crainte d’être jugé. Les écoutant-e-s sont formé-e-s pour. Ils et elles permettent de faire tomber la pression et de réfléchir à des solutions.

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Gay, Bi, Hétéro… Ca s’embrouille dans votre tête ?

On peut avoir 20, 30 ou 40 ans et se poser des questions sur son orientation sexuelle, sur son identité de genre (suis-je un homme, une femme ?...). Ces questions sont perturbantes et amènent parfois à prendre des risques. Parce qu’on ne sait plus où on en est. Parce qu’on ne se projette plus à demain, encore moins à après-demain. Tout s’emmêle. On ne sait pas comment s’en sortir.

Que faire ? Pour vivre une sexualité de qualité, il faut d’abord être bien avec son orientation sexuelle ou/et avec son identité sexuelle. Savoir aussi ce que l’on veut et ce qu’on ne veut pas, connaître ses désirs ainsi que ses limites. Pour vous aider « à vous trouver », à réfléchir à ce qui peut vous troubler il existe un dispositif : Ligne Azur . Pour trouver votre équilibre, à votre rythme, contactez Ligne Azur 7j/7, de 8 h à 23 h au 0 810 20 30 40.

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Gay, Bi, Hétéro… Ca s’embrouille dans votre tête ?

On peut avoir 20, 30 ou 40 ans et se poser des questions sur son orientation sexuelle, sur son identité de genre (suis-je un homme, une femme ?...). Ces questions sont perturbantes et amènent parfois à prendre des risques. Parce qu’on ne sait plus où on en est. Parce qu’on ne se projette plus à demain, encore moins à après-demain. Tout s’emmêle. On ne sait pas comment s’en sortir.

Que faire ? Pour vivre une sexualité de qualité, il faut d’abord être bien avec son orientation sexuelle ou/et avec son identité sexuelle. Savoir aussi ce que l’on veut et ce qu’on ne veut pas, connaître ses désirs ainsi que ses limites. Pour vous aider « à vous trouver », à réfléchir à ce qui peut vous troubler il existe un dispositif : Ligne Azur. Pour trouver votre équilibre, à votre rythme, contactez Ligne Azur 7j/7, de 8 h à 23 h au 0 810 20 30 40.

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Je suis victime de LGBTphobie… Comment réagir ?

En décembre 2014, le premier rapport de l’Observatoire national du suicide (ONS) démontrait le lien existant entre les LGBTphobies et le risque suicidaire. Selon les études, les hommes et les femmes homo-/bisexuel-le-s ont un risque suicidaire de 2 à 7 fois plus élevé que les hommes et les femmes exclusivement hétérosexuel-le-s. Quand on est victime de rejet, d’injures, de coups, on ne fait plus trop attention à la prévention.

Que faire ? Là encore le dispositif Ligne Azur peut vous aider à faire le point, et à vous orienter si nécessaire vers les structures adaptées à votre situation. N’hésitez surtout pas à contacter les écoutant-e-s de Ligne Azur 7j/7, de 8 h à 23 h au 0 810 20 30 40.

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Le dépistage : quel intérêt ?

Environ 30 000 personnes vivent en France avec le VIH sans le savoir. C’est regrettable car plus le dépistage intervient tôt après une contamination, plus tôt intervient la mise sous traitement, et plus l’impact du VIH sur l’organisme peut être limité. Avantage individuel donc, mais aussi collectif puisque qu’un traitement performant réduit voire annule le risque de contamination entre une personne séropositive (porteuse du VIH) et une personne séronégative (non porteuse du VIH).

Que faire ? Si vous avez pris un risque, contactez Sida Info Service au 0 800 840 800 ou par LiveChat pour faire le point. Selon votre situation, vous serez orienté pour bénéficier d’un Traitement post-exposition (TPE) ou vers un lieu de dépistage (CeGIDD, laboratoire…).

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Où trouver un CeGIDD pour faire un test de dépistage ?

Depuis le 1er janvier 2016, les CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des infections par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), les hépatites virale et les infections sexuellement transmissibles (IST)) ont remplacé les CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit).

Que faire ? En cliquant sur « Où faire un test de dépistage gratuit ? », vous trouverez l’adresse d’un CeGIDD près de chez vous. Vous pouvez aussi faire un test dans un laboratoire d’analyses médicales : avec ou sans ordonnance selon les laboratoires.

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Autotest VIH : quelle fiabilité ?

Autotest VIH ® est disponible en pharmacie et sur le site Internet des pharmacies autorisées à vendre en ligne des médicaments. Attention aux autres sites Internet qui ne proposent pas forcément des autotests de qualité ! À partir d’une goutte de sang prélevée par piqûre au bout du doigt, Autotest VIH ® permet de dépister avec fiabilité une infection au VIH datant de plus de 3 mois.

Que faire ? Pour savoir comment utiliser Autotest VIH ®, consultez les vidéos réalisées par Sida Info Service.

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Le TROD : qu’est-ce que c’est ?

Parfois, dans un CeGIDD, une association de lutte contre le sida, ou même dans la rue à l’occasion dune opération « hors les murs », on peut vous proposer de faire un TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique). Un acteur de prévention vous prélève une goutte de sang au bout d’un doigt, puis la met en contact avec des solutions réactives afin d’établir on non la présence d’anticorps dirigés contre le VIH. Quelques minutes plus tard vous avez le résultat.

Que faire ? Si on vous propose un TROD, sachez qu’ un entretien préalable vous permet d’évaluer votre prise de risque. Le test rapide est anonyme et confidentiel. Dans un CeGIDD ou dans une association, tout le personnel est astreint au secret médical.

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Le préservatif : toujours utile ?

Le préservatif est toujours utile. Oui ! Nombreuses sont les personnes qui continuent à l’utiliser, HSH comme hétéros. Le préservatif, masculin et féminin, protège du VIH mais aussi de l’hépatite B (n’oubliez pas qu’il existe un vaccin pour se protéger du VHB), des infections sexuellement transmissibles en recrudescence comme la syphilis, les chlamydiae ou la « chaude-pisse… (Voir la rubrique IST) et aussi de l’hépatite C en cas de pénétration anale non protégée.

Que faire ? Si vous en avez assez du préservatif, contactez Sida Info Service au 0 800 840 800 ou par LiveChat. Cette démarche vous permettra de faire le point et d’envisager des solutions. Avez-vous par exemple essayé toutes les sortes de préservatifs (formes, saveurs, couleurs…). Si ce mode de prévention ne vous convient pas ou plus, il faudra alors – selon votre situation – envisager d’autres solutions… comme la PrEP.

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La PrEP : pour qui ?

La PrEP s’adresse aux personnes qui ne sont pas infectées par le VIH, qui n’utilisent pas systématiquement le préservatif lors de leurs rapports sexuels et qui sont à haut risque de contracter le VIH, comme certains gays et HSH, par exemple.

Que faire ? S’informer sur sida-info-service.org, au 0 800 840 800 ou par LiveChat pour savoir ce qu’est exactement la PrEP, et si vous pouvez en bénéficier. Et ne pas oublier que la PrEP protège uniquement du VIH, et non des autres infections sexuellement transmissibles…

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Le TasP, c’est quoi ?

Vous avez peut-être entendu parler du Traitement comme prévention (TasP ou treatment as prevention en anglais). Si une personne séropositive au VIH est sous traitement efficace, que sa charge virale (quantité de virus) est indétectable depuis au moins six mois, et qu’elle n’est pas porteuse d’IST, alors cette personne ne peut pas transmettre le VIH à un (ou une partenaire) lors de rapports sexuels non protégés par un préservatif. D’abord validée pour les couples séro-différents hétérosexuels, cette stratégie s’est répandue chez les gays et HSH.

- Que faire ? Dans le cadre d’un couple, l’important est de pouvoir parler de ses désirs, de ses doutes, de ses freins à d’éventuels rapports sexuels non protégés par un préservatif. Pour les gays notamment, s’il s’agit de couples ouverts, les relations sexuelles avec des partenaires extérieurs doivent être protégées. Ainsi le risque de ramener une IST au sein du couple et d’accroître le risque de contamination par le VIH seront réduits.

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Des questions ?

N’hésitez pas à contacter Sida Info Service au 0 800 840 800, appel anonyme et gratuit à partir d’un téléphone fixe/mobile ou par "LiveChat"

- Consulter aussi le site sexosafe.fr

Alain Miguet

(R. Djebbar, C. Ragon, Christophe

 
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