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Transmission du VIH lors de rapports sexuels

2/01/2014
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Lors des rapports sexuels, le VIH, virus responsable du sida, se transmet dans la grande majorité des cas au cours de pénétrations anales ou vaginales sans préservatif.

Les pénétrations anale et vaginale

Quand il y a pénétration vaginale ou anale, les muqueuses du gland, du vagin, ou de l’anus sont en contact avec les secrétions sexuelles du ou de la partenaire (liquide pré-séminal, secrétions vaginales, sang en cas de pénétration anale).

L’éjaculation ou la présence de sang (pendant les règles, lors des premiers rapports ou lorsque le rapport est forcé) peuvent augmenter le risque de transmission.

Si l’un des partenaires (ou les deux) est porteur d’une infection sexuellement transmissible (IST), le risque de transmission du VIH est plus important.

Le préservatif - masculin ou féminin - protège de la contamination par le virus du sida (VIH) et des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) lorsqu’il est utilisé dès le début de la pénétration et jusqu’à la fin du rapport.

Attention !

- Les préservatifs sont habituellement lubrifiés, mais il faut rajouter un lubrifiant siliconé ou à base d’eau si les secrétions vaginales sont peu abondantes, si le rapport dure longtemps et en cas de pénétration anale. Autrement le préservatif risquerait de rompre.
- Il faut se retirer avant que l’érection ne « retombe », sans quoi le préservatif peut rester à l’intérieur du vagin ou de l’anus au moment du retrait ! Lors du retrait il est conseillé de maintenir le préservatif à la base du sexe.

En savoir plus sur les préservatifs masculin et féminin.

La fellation

Si on me fait une fellation...

Il n’y a pas lieu de considérer la fellation insertive (se faire sucer) comme une pratique à risque réel en dehors des pratiques collectives.

Si je fais une fellation...

Faire une fellation à un homme porteur du VIH peut comporter un risque de transmission du VIH en raison d’un contact entre le sperme ou le liquide pré-séminal et la muqueuse de la bouche pour celui/celle qui suce.

Le risque est augmenté en cas de :
- éjaculation de l’homme porteur du VIH dans la bouche de la personne qui le suce
- présence de problèmes buccaux chez celui/celle qui fait la fellation : gingivite, angine, candidose, plaie, plaie ouverte et récente (soins dentaires, traumatismes buccaux)
- présence de lésions liées à une Infection Sexuellement Transmissible à localisation buccale (Syphilis, blennorragie) chez celui/celle qui fait la fellation.

Le principal déterminant de la transmission lors de la fellation reste la charge virale dans le sperme ou le liquide pré-séminal de l’homme séropositif à qui on fait une fellation.

La fellation comporte un risque particulièrement important lorsque cet homme est en primo-infection par le VIH, c’est-à-dire dans les semaines suivants sa contamination.

A savoir :
- La fellation est un mode de contamination pour d’autres Infections Sexuellement Transmissibles (comme la syphilis ou l’urétrite).
- Chaque situation est individuelle : une réponse "type" ne peut donc pas s’appliquer à toutes les questions relatives à ce sujet.

Seul l’usage du préservatif permet d’écarter tout risque de transmission du VIH et des IST lors d’une fellation. Dans la mesure où peu de personnes apprécient l’utilisation d’un préservatif pour la fellation, la question de savoir s’il faut se protéger ou non ne peut que se décider de manière individuelle.

Pour les personnes qui ne se protègent pas au cours des fellations, il est recommandé d’effectuer un test de dépistage tous les 6 mois.

A noter également qu’il n’existe aucune technique efficace pour se "laver" la bouche après une fellation afin de limiter un éventuel risque de transmission.

L’anulingus

Aucune contamination par le VIH lors d’un anulingus n’a été constatée depuis le début de l’épidémie lorsqu’un des deux partenaires est séropositif.

Une personne qui reçoit un anulingus ne peut pas être contaminée car la salive ne transmet pas le VIH.

Toutefois, après une pénétration anale, il est conseillé d’éviter un anulingus en raison des risques de saignement de l’anus lors de la pénétration anale.

En revanche, l’anulingus peut présenter un risque pour d’autres maladies, notamment la syphilis, la blennorragie, l’hépatite A et divers microbes intestinaux.

Le cunnilingus

Le cunnilingus ne peut pas être considéré comme réellement associé à un risque de transmission du VIH.

Une femme qui reçoit un cunnilingus ne peut pas être contaminée dans la mesure où la salive ne transmet pas le VIH.

Cependant, le principe de précaution recommande d’éviter de faire un cunnilingus non protégé à une femme séropositive au VIH, non traitée efficacement si ce cunilingus est fait au cours de ses règles.

Par contre, le cunnilingus est un mode de transmission éventuel pour d’autres IST : l’hépatite B, l’hépatite C (en cas de contact avec le sang des règles), la syphilis et la blennorragie.

L’utilisation de sex toys

L’utilisation individuelle ou en solitaire d’un sex toy (godemiché, plugs, etc.) ne peut pas permettre la transmission du VIH ou d’autres IST.
S’il est partagé par deux personnes ou plus, il faut le recouvrir d’un préservatif, à changer entre chaque utilisateur-trice. De même s’il est utilsé pour une pénétration anale puis une pénétration vaginale (ou le contraire).

Les caresses

Il n’y a pas de risque de transmission du VIH dans la masturbation réciproque.

Toutefois il est déconseillé d’utiliser les sécrétions sexuelles du ou de la partenaire pour se masturber ou pour les utiliser comme lubrifiant.

Les frottements sexe contre sexe

Le frottement sexe contre sexe est une pratique sans risque, tant qu’il n’y a pas de pénétration.

Le baiser

Quelle que soit la situation, il n’y a aucun risque de transmission du VIH en embrassant quelqu’un.

***

Pour compléter ces informations, écoutez l’interview de Christophe, écoutant à Sida Info Service, sur la transmission du virus du sida


Si vous souhaitez réagir à ces informations, n’hésitez pas à :

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