Observance : le privilège de l’ancienneté
vendredi 30 octobre 2009

L’exigence d’une observance absolue serait plus clémente après au moins une année de succès virologique (charge virale indétectable), selon une étude américaine publiée sur PLoS One (en anglais).

L’observance (qu’on appelle aussi l’adhérence ou la compliance) est toujours un facteur clé dans la réussite d’un traitement antirétroviral. Avec les premiers traitements, il fallait qu’elle soit quasi parfaite pour que puisse être obtenue la suppression virale soutenue (charge virale indétectable à long terme). Même les ARV les plus récents exigent un taux d’observance élevé.

Cependant, les résultats de cette recherche suggèrent que le niveau d’adhérence nécessaire pour supprimer la virémie dans la période initiale suivant le début d’un premier traitement serait plus élevé que celui requis dans la même finalité une fois que la charge virale a été maintenue indétectable pendant une période prolongée.

En d’autres termes, les patient-es ayant eu une charge virale indétectable pendant une période soutenue auraient un risque moins important de voir leur charge virale redevenir détectable en raison d’une observance imparfaite, que ceux et celles qui n’étaient pas dans cette situation.

Malgré ces résultats, les auteurs avertissent que « si le taux d’observance requis pour la suppression virale soutenue peut décliner avec le temps, l’objectif d’une adhérence proche de la perfection ne devrait pas changer. » En effet, « améliorer son observance ne peut qu’augmenter la probabilité d’une suppression virale durable et soutenue ».

Il n’en reste pas moins que « des traitements plus puissants [que les premiers antirétroviraux] ainsi que la suppression virale soutenue peuvent diminuer les conséquences virologiques d’un oubli de prise ».

Plus d’info sur Aidsmap (en anglais)

Laurent Rossignol