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10 ans plus tard… Et demain ?

9/04/2006
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Combien de médecins n’ont jamais eu à répondre à la question : « Alors, où en est la recherche ? ». Envisager l’avenir des traitements du VIH suscite toujours le même embarras, puisque aucune perspective sérieuse d’éradication virale n’est actuellement ouverte.

Faut-il malgré tout sombrer dans le pessimisme ? Assurément non. La phase sida aujourd’hui (la maladie, la mort) est autant le fruit d’une prise en charge tardive que de l’épuisement des ressources thérapeutiques.

Il n’en reste pas moins que des malades sont en échec thérapeutique, et survivent grâce à des associations lourdes. Alors, oui, nous allons avoir de nouveaux médicaments. Bientôt ou un peu plus tard, dont on attend beaucoup (nouvelles molécules des classes existantes, mais aussi inhibiteurs d’entrée, de l’intégrase, de la maturation…). On ne dira jamais assez ce que ceux « qui vont bien » doivent à ceux-là, qui ont essuyé toutes les nouvelles molécules depuis l’AZT en 1987, pour certains au prix même de leur vie.

Heureusement, aujourd’hui, la majorité des malades vont bien (comme on peut aller bien avec le VIH). Pour eux, des espoirs sont permis. Le plus immédiat consiste en une simplification des traitements, et 2006 sera l’année de la première trithérapie en un seul comprimé quotidien. Le dogme même de la trithérapie sera peut-être un jour caduc, avec l’apparition de molécules plus efficaces et moins promptes à susciter l’apparition de résistances.

Plus tard, on espère que le traitement tiendra autant compte du terrain (espoirs fondés sur l’immunothérapie) que du virus. Ainsi le corps pourra se reposer de l’imprégnation aux antirétroviraux et de leurs effets secondaires, dont la liste s’allonge, et qui sont pourtant mieux maîtrisés.

La mauvaise surprise pourrait venir d’ailleurs : 30 % des malades vivent aujourd’hui avec le VIH et une hépatite. Et c’est bien souvent l’hépatite qui les terrasse. Dans ce domaine, il reste beaucoup à faire.

Docteur Michel Ohayon (Sida Info Service)

 
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