Gérer sa frustration avec le sexe à distance

Déjà bien installée dans les mœurs, la pratique du sexting et du sexe à distance connaît un fort regain d’intérêt alors que le confinement entre dans sa quatrième semaine.

A l’heure où les autorités de santé nous encouragent à éviter les contacts et la proximité, les personnes confinées seules ou sans partenaire sexuel potentiel peuvent se sentir frustrées et anxieuses à l’idée de devoir attendre encore plusieurs semaines pour pouvoir s’envoyer en l’air. Heureusement, avec l’aide de la technologie et d’une bonne dose d’imagination, le sexe à distance est à la portée de tous et de toutes.

Attention toutefois à bien protéger votre vie privée et à ne pratiquer le sexe en ligne et le sexting qu’avec des personnes de confiance. Certains l’ont appris à leurs dépens, il ne fait pas bon envoyer son zizi à n’importe qui. Il est important de considérer le revenge porn comme un danger potentiel.

Dans ce cas de figure, la notion de consentement a aussi son importance. Envoyer des nudes et des messages sexuels, oui… mais uniquement si votre partenaire est d’accord ! C’est à vous d’établir vos limites et de respecter celles des autres.

Malgré tout, le sexting et le sexe à distance permettent d’exprimer sa sexualité, de faire tomber quelques complexes et, évidemment, de s’exciter mutuellement. Qu’on utilise sa webcam, des photos ou des textos, (les plus old school pourront également essayer le sexe par téléphone) le sexe à distance peut être l’occasion d’exprimer à votre partenaire ce que vous ressentez, ainsi que vos fantasmes.

Geoffroy (le prénom a été changé) a adopté la pratique du sexe en visio suite à son confinement, il nous parle de son expérience :

« Ça s’est fait un peu de façon inattendue, je discutais avec un mec sur Instagram, puis un peu au débotté on s’est dit qu’on se ferait bien une visio (…) il s’est mis en rubber*, puis moi aussi, on a bien passé quatre heures en visio. On a commencé à discuter puis on est passé à autre chose assez vite. C’était assez marrant (…) je me suis dit que c’était un bon palliatif, et j’ai d’ailleurs prévu d’en refaire un dans pas longtemps ! »

Et le meilleur dans tout ça : le sexe à distance est une pratique sans risque d’IST ! Évidemment cela ne remplacera jamais une soirée torride, mais ça fera l’affaire en attendant la sortie du confinement. Restez safe, et amusez vous !

*Tenue fétichiste

Sida Info Service

 

 

 

 

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